Le 13 mai 2008, le Conseil d'Administration de BNP Paribas, réuni sous la présidence de Michel Pébereau, a examiné les résultats du groupe au premier trimestre.
UN BENEFICE NET (part du groupe) DE PRES DE DEUX MILLIARDS D'EUROS
Malgré la poursuite de la crise des marchés, particulièrement violente au mois de mars, le groupe BNP Paribas dégage au premier trimestre 2008 un bénéfice net de 1 981 millions d'euros, en baisse de seulement 21,0% par rapport au niveau record du premier trimestre 2007, atteint dans une conjoncture exceptionnellement favorable.
Ce résultat reflète à nouveau la robustesse de la dynamique de développement du groupe, ainsi que la prudence de sa politique de risques, l'impact direct de la crise s'inscrivant ce trimestre à un niveau inférieur à celui du quatrième trimestre 2007, et restant modéré par rapport aux principaux concurrents.
Le produit net bancaire du groupe s'élève à 7 395 millions d'euros, en baisse de seulement 10% par rapport au niveau record du premier trimestre 2007. Les ajustements de valeur liés à la crise des marchés s'établissent ce trimestre à -360 millions d'euros, en diminution par rapport aux -589 millions d'euros enregistrés au quatrième trimestre 2007. Ces ajustements de valeur se décomposent en -514 millions d'euros pour le pôle CIB, -29 millions d'euros pour le pôle AMS, et un ajustement positif de 183 millions d'euros au titre de la dette émise par le groupe, crédité au pôle ' Autres Activités '. Le produit net bancaire des pôles opérationnels montre une bonne résistance à 6 812 millions d'euros, en baisse de 10,6% par rapport au premier trimestre 2007, et en hausse de +0,5% par rapport au quatrième trimestre 2007.
Compte tenu de la conjoncture, le groupe a ralenti la croissance de ses frais de gestion, notamment dans les métiers les plus touchés par la crise. Les frais de gestion du groupe progressent de 0,4% par rapport au premier trimestre 2007, et baissent de 1,7% par rapport au quatrième trimestre 2007. Ils incluent des coûts de restructuration, imputés au pôle Autres Activités, de 146 millions d'euros au titre de l'intégration de BNL, dont 127 millions d'euros liés au plan de départs supplémentaires signé au premier trimestre 2008. Au niveau des pôles opérationnels, les frais de gestion diminuent de 2,8% par rapport au premier trimestre 2007, notamment grâce à l'ajustement des rémunérations variables dans le pôle CIB, et le coefficient d'exploitation s'établit à 64%.
Le résultat brut d'exploitation s'élève à 2 790 millions d'euros, en baisse de 23,1% par rapport au premier trimestre 2007, mais en hausse de 24,9% par rapport au quatrième trimestre 2007. Il est en croissance de 9,2% pour l'ensemble des pôles de banque de détail par rapport au premier trimestre 2007.
Le coût du risque s'établit à 546 millions d'euros, contre 260 millions d'euros, un niveau particulièrement bas, au premier trimestre 2007, et 745 millions d'euros au quatrième trimestre 2007. L'impact direct de la crise financière sur le coût du risque est ce trimestre de 57 millions d'euros pour BancWest, et de 129 millions d'euros pour CIB, soit un total de 186 millions pour le groupe, à comparer avec 309 millions au quatrième trimestre 2007. Le coût du risque augmente également dans le métier Personal Finance, passant de 155 millions au premier trimestre 2007 à 230 millions au premier trimestre 2008, compte tenu de la forte croissance des volumes et d'une poursuite de la dégradation du risque en Espagne.
Après impôt et déduction des intérêts minoritaires, le résultat net part du groupe s'établit à 1 981 millions d'euros, en baisse de seulement 21,0% par rapport au niveau record du premier trimestre 2007, faisant ressortir une rentabilité annualisée des capitaux propres de 18,0%.
UNE CONTRIBUTION POSITIVE DE TOUS LES POLES
Malgré un environnement caractérisé par une crise financière aggravée, notamment au mois de mars, tous les pôles du groupe ont poursuivi leur développement commercial et dégagé une contribution positive aux résultats du groupe. Cette performance situe une nouvelle fois BNP Paribas parmi les grandes banques qui résistent le mieux à la crise financière.
Banque De Détail en France (BDDF)
La banque de détail en France continue d'afficher une forte dynamique commerciale. L'augmentation du parc de comptes reste soutenue, notamment dans le segment des jeunes, avec 60 000 ouvertures nettes de comptes à vue de particuliers ce trimestre. Les encours continuent à croître rapidement, traduisant la tendance à la réintermédiation, tant du côté des crédits (+10,9%) que des dépôts (+12,7%) par rapport au premier trimestre 2007.
Cette croissance soutenue permet au pôle de dégager des revenus[1] en hausse de 3,0% par rapport au niveau très élevé du premier trimestre 2007, malgré une baisse de 13,1% des commissions financières, liée à la baisse de valeur des encours gérés et à un nombre plus limité de transactions et de souscriptions de produits financiers du fait du repli des cours de bourse au premier trimestre. Cette baisse est plus que compensée par une progression de 6,2% des revenus d'intérêt, liée à la croissance des encours de crédits et de dépôts, et de 8,3% des commissions bancaires, obtenue grâce à l'augmentation des volumes de transactions en moyens de paiement, et au succès de la gamme de produits de protection et de prévoyance.
Les frais de gestion du pôle progressent de 2,2%1 sur le trimestre, dégageant un effet de ciseaux positif de 0,8 point1 . Le coefficient d'exploitation du pôle s'établit à 64,1%1, en amélioration de 0,5 point par rapport au premier trimestre 2007. Le coût du risque s'inscrit une nouvelle fois en légère baisse, à 29 millions d'euros, soit 12 pb des actifs pondérés[2], contre 31 millions d'euros au premier trimestre 2007. Ce niveau très bas traduit le risque structurellement faible du crédit immobilier en France (essentiellement à taux fixe et garanti soit par une hypothèque, soit par une caution du Crédit Logement) mais aussi la bonne qualité de la gestion du risque de crédit aux entreprises.
Après attribution d'un tiers du résultat de la Banque Privée en France au pôle AMS, le résultat avant impôt du pôle BDDF, hors effets PEL/CEL, s'inscrit à 481 millions d'euros, en hausse de 6,9% par rapport au premier trimestre 2007.
BNL banca commerciale (BNL bc)
L'intégration de BNL se poursuit avec succès, 80% des synergies du plan initial ayant été libérées au 31 mars 2008, dont 100% des synergies de coûts.
L'obj |